Quand on aime, on ne compte pas
L'an passé, en arrivant au travail, dans ma campagne perdueMa maison au milieu de nulle part j'ai aperçu un chat, grosse frayeur on aurait dit ma Xéna (censée se trouver à 80 km
de là).
Le chat s'est enfui mais je savais que je le reverrais, il n'y avait pas une ferme à 10 km à la ronde.
Et il est revenu.
Bien sûr, je pensais déjà à plus tard, au trois mois d'hiver où le resto est fermé, comment allait survivre ce pooooooovre chat ?
J'y peux rien c'est ma nature, une bête qui souffre ou qui a l'air perdu, je ne peux pas fermer les yeux et continuer ma route.
Mon chéri, qui est comme moi vis-à-vis des animaux, m'a dit de ramener le chat qui pourrait passer l'hiver à l'abri dans la grange.
Pour mieux situer je travaillais en Suisse et j'avais deux frontières à passer. J'ai donc fait passer en France, clandestinement, ce chat, Kenzo.
J'ai souvent roulé avec des chats, c'est l'enfer, mais lui, pas un miaulement, il a dormi tout le long, j'avais mis le chauffage au max. Il s'est installé dans la grange, il y est resté tout
l'hiver puis il a voyagé dans le village, quelquefois je ne le voyais pas pendant 15jours et là c'était l'angoisse. Mais il revient toujours, c'est à chat qui a toujours vécu dehors c'est son
territoire. Maintenant il vient presque 2 fois par jour, il mange, je peux le caresser, il a l'air heureux.